Et bien nous y voilà. A la fin du mois, le cri de guerre du planteur patenté retentira au plus profond des jardins. « A la sainte Catherine, tout bois prend racine ! »

J’en connais qui suivent les traditions. On met un sapin dans la maison à Noël, on cache les œufs en chocolat à Pâques, on pose des chrysanthèmes sur les dernières demeures de nos chers disparus à la Toussaint, et on plante le 25 Novembre. Le 26 c’est trop tard…

Mon très cher maître à penser, le regretté Paul Moray, disait qu’à la sainte Catherine, le feu descend dans les racines. Quelle vérité ! Toute la force de l’arbre se concentre dans la ramure, le tronc et les parties souterraines. Et cette vitalité se réveillera au printemps.

Mais pour le moment, on plante ! Mais est-ce trop tôt le 24 et trop tard le 26 ?

La fin novembre donne le départ. Les feuilles sont tombées, après avoir remplies leur mission de fabriquer les derniers sucres mis en réserve dans le bois. Maintenant l’arbre est prêt à subir le choc de la transplantation.

A moins que le gel nous l’interdise, la plantation des arbres caducs est possible jusqu’à ce que les bourgeons se mettent à gonfler, et que le vert pointe son nez. Le ver aussi d’ailleurs…

C’est autre chose avec les persistants. Ceux-là attendront la montée de la sève de mars pour une reprise optimum. Et vous, cela vous laisse du temps pour vous remettre des nombreux coups de pioche.

Alors, affûtez vos bêches et louchets, remplissez la brouette de compost, faîtes quelques mouvements d’assouplissement pour chauffer la mécanique et en avant les trous ! Ce qu’il faut pour mettre les racines dedans. Ne croyez pas les livres où l’on vous dit de creuser un mètre cube pour un pommier. Celui qui a écrit ça, devait avoir un tractopelle dans son garage !