Choisir son sapin de Noël

Il est difficile d’écrire un billet d’humeur qui colle avec le temps, quand ce dernier revient sans cesse, identique tous les ans.

Je ne vais pas vous refaire le coup de décembre 2013 où je n’arrivais pas à choisir mon sapin car il n’y avait que des épicéas chez le marchand. Et qu’un sapin est, comme vous le savez, un Abies.

Je ne vous reparlerai pas non plus des aiguilles de l’épicéa du Noël de 2014 qui tombent et se plantent dans la moquette qu’aucun aspirateur n’a la puissance nécessaire pour ôter ces dars piqués profondément.

Je ne vous referais pas le coup de 2015, le gars qui se retrouve avec son sapin de 2.50m – merci les gosses – devant le coffre de sa twingo

Chercher l’inspiration

Donc, je suis donc allé chercher l’inspiration sur le terrain, c’est-à-dire chez le pépiniériste du coin, dans le rayon, grand comme un parking d’hypermarché, des arbres de Noël. Donc je navigue entre les Pungens, les Nordmann, les Exceslsa, les Nobilis, les Grandis, il y a même des Cèdres…

Et là, je me suis cru à une vente à la crié !

  • Prenez-moi ! je suis petit et trapu ! Idéal pour me poser sur une table
  • Ah ah ah ! laissez-moi rire ! Ce freluquet n’a pas de prestance ! Mais moi, je suis plus gros avec une belle flèche !
  • Eh bien ! écoutez-les ceux-là ! Mais un sapin, ça ne doit pas être trop gros pour poser les boules et guirlandes ! Et regardez, moi je suis juste comme il faut, pas dégarni de la tête comme le gros d’à côté !
  • Tu sais ce qu’il te dit le gros ? Moi au moins je suis vert et pour longtemps, car  je viens des Vosges ! et je garde mes aiguilles ! (je fais bien la voix du sapin , non ?)
  • Achetez-moi vous en aurez pour votre argent
  • Moi je sens bon la forêt !

La rencontre

Pfff ! ces plantes me fatiguent ! Pas simple de choisir son sapin de Noël. Je continue ma ballade, un peu las. Soudain je remarque un conifère qui semble vraiment tristounet.

  • Salut toi. Et alors, ça n’a pas l’air d’aller. Tu n’as pas la joie de tes copains d’à côté ?
  • Oh, moi je suis un déraciné. J’ai vécu plusieurs années dans un terrain qui me convenait, et puis on m’a arraché, mis dans un pot et je me retrouve ici où je ne connais personne.
  • Peut-être mais toi, tu as des racines et tu seras replanté dans un terrain adéquat, par les bons soins d’un jardinier.

Je vois que je ne le convaincs pas. Alors, j’insiste…

  • Tu es grand, bien droit, avec une jolie flèche. Et puis tu as des branches longues et souples et des aiguilles bien plus longues que celles des épicéas d’à côté. Tu sais quoi, moi je vais te prendre, tu m’as l’air malheureux ici. On va te décorer, te choyer, t’arroser, et te replanter dans un parc où tu pourras t’épanouir à nouveau. Au fait on ne s’est pas présentés, moi c’est Daniel
  • Moi je suis un pin ! un pin d’Alep et je te remercie, je ne finirai pas à la Scierie…
Choisir son sapin de noël : l'Araucaria araucana, le désespoir du singe n'est pas le plus approprié !

Choisir son sapin de noël : l’Araucaria araucana, le désespoir du singe n’est pas le plus approprié !