Qu’est-ce qu’une plante bisannuelle ? Une vivace qui ne vit que deux ans?

C’est le moment de planter nous dit-on les bisannuelles. Heureusement que les exemples suivent: la pensée, la pâquerette, la primevère, le myosotis, la giroflée… Sauf que dans cette liste, non exhaustive, il se trouve des plantes vivaces. Allez, cherchez un peu…

Alors pourquoi parle-t-on de plantes bisannuelles ? Parce qu’on les cultive comme des bisannuelles.

Explications:

  • une plante annuelle fait son cycle végétatif – germination de la graine, floraison, mise à fruit, production de graines, et mort de la plante – sur une année civile. Semis en mars, mort en novembre. Avec beaucoup d’exceptions mais n’embrouillons pas les choses.
  • Une plante bisannuelle, fait son cycle à cheval sur deux années civiles, un peu comme une année scolaire. Semis en été, mort à l’été suivant. Là aussi, les exceptions de manquent pas…
  • Une plante vivace, vit plusieurs années (sinon pourquoi l’appeler ainsi, je vous le demande!)

Mais alors pourquoi la primevère qui est une vivace est appelée bisannuelle? Question pertinente!

Parce qu’elle est cultivée comme une bisannuelle. Et oui, après la floraison de printemps, hop, un coup d’arrachage et elle finit sa vie en matière première de compost.

Pourquoi une telle agressivité envers celle qui a tant donné au printemps? Parce que pousse-toi de là que je m’y mette, crient en cœur les annuelles. Vous voulez une autre explication plus rationnelle peut-être? Et bien parce que les primevères, les années suivantes, ne donneront pas autant de jolies fleurs et même parfois, avec une couleur bien plus fade! C’est ça la sélection dans les massifs…

Voici un des inconvénients majeurs des hybrides, les caractères peuvent dégénérer d’une année sur l’autre. Alors il faut replanter. Primevères,  giroflées… et même les plantes bulbeuses, sauf les botaniques qui arrivent à se naturaliser et se multiplier dans le jardin.

J’ajouterai pour finir que les plantations de bisannuelles en automne, sont à préférer aux plantation de printemps car l’enracinement est meilleur. Mais le choix est restreint car une plante non fleurie ne se vend plus, alors qu’il y a quelques dizaines d’années, on ne plantait que « en vert », c’est-à-dire, sans fleur apparente et ce pour une meilleure reprise.

C’est aussi l’intérêt de faire soi-même ses semis…

primevère coucou