Le Gardon chemine durant 127 km dans la Lozère et le Gard. Il se jette dans le Rhône, quand il ne déborde pas avant… Je vous invite à une petite promenade sur les rives du Gardon appelé aussi Gard (pour se différencier des 63 affluents dont plusieurs se nomment Gardon), à Collias, une dizaines de km en amont du Pont du Gard, entre Uzes et Rémoulins. De plus, quelques poésies  ajouteront du rêve au rêve…

Gardon, lumières d’automne

 

… Tout s’épuise dans la nature s’endeuillant Et nos yeux recueillent la beauté expirante. Guy Argentier, Adieu à l’été


Tout s’épuise dans la nature s’endeuillant
Et nos yeux recueillent la beauté expirante.
Guy Argentier, Adieu à l’été

Gardon, lumières d'automne

Gardon, lumières d’automne

Se méfier de l'eau qui dort...

Se méfier de l’eau qui dort…

Dites-moi si le bleu jeté au fond des mers

Se rencontre parfois dans les yeux de ma belle

Et si l‘or des moissons ou des feuilles ruisselle

Sur le dos de la truite affolée d’un éclair.

Marcel Brechet, Couleurs

Et la roche s'use...

Et la roche s’use…

Débit de la rivière, 32.7 m3 seconde. En crue le débit peut avoisiner les 7000 m3 seconde

Débit de la rivière, 32.7 m3 seconde. En crue le débit peut avoisiner les 7000 m3 seconde !

Température de l'eau cet été en aout, 14°C

Température de l’eau cet été en août, 14°C

Le Gardon est une rivière, comment dirais-je, fraîche ! J’ai mesuré la température en plein mois d’août cet année. 14 °C sur le bord. Cela ne nous empêche pas de nager, frais comme un gardon, ou un Gardois, c’est selon… Et le gardon est un poisson comestible, si on aime les arêtes.

Un platane dans le lit du Gardon

Un platane dans le lit du Gardon

L.F. Arrieu, les roches fleuries

Le roc est dur…Il est nu…morne et stérile,

Rien ne peut l’entamer…il ne s’émeut pas,

Son existence semble sans bornes,

Il est sans vie et sans trépas.

 

Mais le temps use la patience,

Aussi suffit-il d’une fois

Pour venir à bout en silence

De ce monstre sans émoi !

 

D’un atome, une poussière

Qui s’est immiscé en son flanc,

Pour le réduire à sa manière

Et faire d’un mort, un vivant.

 

Un peu d’eau et le germe éclate,

Poussant ses racines alentour,

Alors…la Vie agite tout…le roc se mate

Et c’est un miracle d’amour !

L.F. Arrieu, les roches fleuries

Bouquet final avant extinction

Bouquet final avant extinction

Rien n’est plus beau pour moi que le jour qui se meurt

Sur un lit de soleil que le ciel ornemente !

Dans une apothéose, au loin de la couleur :

Du bleu, du gris, du vert, une fauve lueur

Près d’un soupçon de blanc qui déjà s’ensanglante…

Ancelot Bellaire, Coucher de soleil

Lumières d'automne

Lumières d’automne

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